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source : le phare dunkerquois
Six CRS devant la Justice le 4 septembre 2009
mercredi 02.09.2009, 14:00
La rixe s'est poursuivie sur le parking de la discothèque le Kreul Hoeck.
Dans la nuit du 11 au 12 juillet, six CRS en civils armés de tonfas et de bombes lacrymogène menaient une expédition punitive à l'encontre de trois
Saint-Polois sur le parking de la discothèque le Kreul Hoeck
C'est une audience attendue. Et pas forcément parce qu'elle coïncide avec la rentrée des magistrats.
Le 4 septembre, le tribunal correctionnel examinera le cas de six CRS dijonnais soupçonnés d'avoir mené une expédition punitive à l'encontre de trois jeunes Saint-Polois avec lesquels ils
avaient eu altercation à l'intérieur de la discothèque le Kreul Hoeck, à Esquelbecq.
C'était dans la nuit du 11 au 12 juillet. Survenu pour une raison obscure et très vraisemblablement sur fond d'alcool, le différend oppose 8 policiers en civils, âgés de 25 à 35 ans, membres
d'une compagnie républicaine de sécurité envoyée en renfort estival sur la côte, et 3 jeunes Saint-Polois de 18 à 20 ans.
Préméditation
Tout aurait pu s'en tenir là. Mais certains policiers ont visiblement la rancune tenace et six d'entre eux, après avoir regagné leur hôtel, le Motel 25 situé à Socx, s'emparent de leurs tonfas (ou
bâton de défense, figurant parmi l'arsenal des armes de service) et de bombes lacrymogène pour revenir sur le lieu de la dispute. C'est sur le parking que tout dérape. Les CRS furibards cabossent
sérieusement le véhicule de leurs trois adversaires tout en les aspergeant de gaz lacrymogène. Les victimes ressortent légèrement blessées et déposeront plainte le lendemain de l'agression. Ce sont
les gendarmes de la compagnie de Dunkerque qui se chargeront d'interpeller les policiers. Suspendus de leurs fonctions en attente du jugement, les mis en cause devront opposer une défense sérieuse
devant les juges, en droit d'attendre des fonctionnaires une attitude exemplaire, même en civil... Poursuivis pour violence en réunion avec arme et préméditation, deux facteurs aggravants, ainsi
que pour dégradation en réunion, ces derniers encourent 7 ans de prison.
D.E.
Par moi
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