PROPOS RECUEILLISPAR OLIVIER MERLIN
boulogne@lavoixdunord.fr ARCHIVES GUY DROLLET
> Vous vous mettez en disponibilité de la police nationale. Qu'est-ce que cela signifie ?
J'ai opté pour cette formule à la fois pour des raisons familiales et professionnelles. Le commissaire de police est de plus en plus impliqué dans la réflexion des communes, des agglomérations et même de l'Éducation nationale sur la politique de la Ville, le conseil local de prévention de la délinquance, la sécurité en général. J'ai choisi de rejoindre la Ville de Grande-Synthe où un poste similaire m'était proposé.
> Quelle sera votre nouvelle fonction ?
Je pars prendre un poste de directeur administratif. J'ai gardé des attaches dans le Dunkerquois suite à ma précédente affectation à Dunkerque. Le hasard a voulu que le maire de Grande-Synthe crée un poste de cadre territorial auquel il voulait confier les thématiques de la politique de la ville, la prévention de la délinquance, l'insertion professionnelle et le dispositif de rénovation urbaine. J'ai répondu à l'offre. Mon travail sera de développer des actions de partenariat avec la police. Je vais aussi essayer de mettre à profit mes connaissances techniques. J'aurais aussi un regard sur la police municipale.
> Vous quittez la police sans regret ?
Sans regret oui, mais ça va me faire quelque chose. Je suis un pur produit de la sécurité publique. Les contacts avec les délinquants, les victimes, monsieur-tout-le-monde : je vis cela depuis 30 ans. Donc, naturellement, je risque de souffrir d'un manque pendant quelque temps.
> Réintégrerez-vous un jour la police ?
Je suis en disponibilité pour trois ans, cela signifie que je peux revenir y compris au cours des trois prochaines années. • w
Le commissaire devrait prendre son poste à Grande-Synthe au début du mois de janvier et quitter Boulogne à la mi-décembre.