Vendredi 31 octobre 2008 5 31 /10 /Oct /2008 16:45

Le maire de Grande-Synthe refuse les leçons de berbère


 

Rien ne va plus entre le maire de Grande-Synthe, Damien Carême (PS), et un conseiller municipal de l'opposition, Féthi Riah. Après avoir été accusé de diffamation par la mairie, Féthi Riah vient de riposter en menaçant de l'attaquer pour « discrimination ». Objet du litige : le refus de l'enseignement du berbère par son association. Le maire se défend en annonçant que des cours d'arabe sont déjà dispensés. Un amalgame malheureux.

 

Source : 20 minutes du 22 Octobre 2008

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Mardi 21 octobre 2008 2 21 /10 /Oct /2008 16:39

Dunkerque - Prison avec sursis pour trois policiers violents

Prison avec sursis pour trois policiers violents

  • Accusés d'avoir violemment interpellé un automobiliste, ils ont été condamnés à des peines de prison de 4 à 6 mois avec sursis et à une interdiction définitive d'exercer leur profession.

  • Les policiers ont d'ores et déjà annoncé qu'ils feraient appel de cette décision.

 


Trois policiers ont été condamnés  jeudi à Dunkerque à des peines de prison de 4 à 6 mois avec sursis et à une  interdiction définitive d'exercer leur profession pour des violences commises sur un automobiliste lors d'un contrôle routier. Les trois policiers, âgés de 32 à 36 ans, qui avaient comparu le 24 juillet pour violences par personne dépositaire de l'autorité publique et pour faux et  usage de faux, ont également été condamnés à verser chacun de 600 à 1.000 euros d'amende et, au total, 1.000 euros de dommages et intérêts à leur victime, par ailleurs déjà condamnée à une trentaine de reprises pour des affaires de  stupéfiants. Ils ont annoncé leur intention de faire appel de cette décision. Le procureur du tribunal correctionnel de Dunkerque avait requis à leur  encontre des peines similaires, à l'exception de l'interdiction d'exercer leur  profession, qui n'avait pas été demandée.

Coups de matraque au visage

Les trois hommes avaient violemment interpellé leur victime au volant de son véhicule le 6 août 2007 après une brève poursuite. Selon les policiers, l'automobiliste circulait dans un couloir de bus, ce que nie ce dernier. Selon la victime, l'un des policiers lui aurait alors porté deux coups de matraque au visage, entraînant des blessures lui causant 8 jours d'interruption temporaire de travail. D'après les policiers, qui l'ont consigné dans leur rapport avant de le répéter lors de l'audience, l'homme se serait blessé en tombant sur le bitume lors de son interpellation. Une première enquête avait été initiée par un des officiers de leur  commissariat, doutant de leur version des faits. Les constatations d'un médecin avaient établi que les blessures n'avaient pu être causées par une telle chute. L'enquête avait ensuite été confiée à un autre service de police à Dunkerque  puis à l'Inspection générale des services. Les trois policiers, qui faisaient partie au moment des faits du groupe de  sécurité de proximité du commissariat de Dunkerque, avaient été mutés vers  d'autres postes dans le dunkerquois.


source : LCI.fr   le 21/08/2008

 


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Mardi 21 octobre 2008 2 21 /10 /Oct /2008 08:56

Un professeur condamné pour insultes racistes envers un élève


|  TRIBUNAL DE DUNKERQUE |

Pour avoir proféré des insultes racistes à un jeune élève, un professeur d'histoire du collège Robespierre de Saint-Pol-sur-Mer (près de Dunkerque) a été condamné hier par le tribunal correctionnel de Dunkerque à 400 euros d'amende.

 

Les faits remontent à décembre 2007, un jour de classe ordinaire. À ceci près qu'avec ce professeur, le quotidien n'est plus ordinaire depuis quelque temps.

La principale du collège Robespierre, interrogée lors de l'enquête - ainsi que des collègues et des élèves -, parle «  de difficultés » avec lui, selon la présidente du tribunal de Dunkerque. «  Il est souvent familier, parfois vulgaire, et indélicat avec les filles et les jeunes de couleur », poursuit, lors de l'audience, la présidente.

L'une de ces difficultés a retenti un jour de décembre. Le prof est occupé à chercher quelque chose dans un livre sur La Mecque. Un ouvrage apporté en classe par Salim (1). L'enseignant, ne parvenant pas au bout de ses recherches, s'emporte et lance à haute voix : «  Alors ! Musulmans de m... ! » L'insulte ne vise en fait personne mais Salim la prend pour lui. À peine dix minutes plus tard, le prof récidive. Il montre une photo de vache dans un livre et assène à l'adolescent : «  Tu vois ça, c'est ta mère ! » La formule est plus que douteuse.

Entendue par la police, la classe entière, témoin des deux insultes, n'a pu qu'affirmer l'évidence.

Dépressif et hospitalisé, le professeur ne s'est pas présenté à l'audience. Il a été condamné à 400 euros d'amende et devra payer 300 euros de dommages et intérêts à la victime. •

ADRIEN LANOY

1. - Prénom d'emprunt.


La Voix du Nord  du 04.10.2008 - 

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Mardi 21 octobre 2008 2 21 /10 /Oct /2008 08:42

« Le patronyme condamne à vivre dans un quartier plutôt qu'un autre »

  Selon Égalité Républicaine, le patronyme joue clairement dans l'attribution des logements.

|  ENQUÊTE |

« Dis-moi comment tu t'appelles, je te dirai où tu logeras, ou plutôt, où tu ne logeras pas » : en substance, voilà le constat dressé par l'association Égalité Républicaine, qui vient de boucler une enquête sur les logiques de peuplement des familles présentant un « patronyme potentiellement discriminant » (sic) dans les HLM de Dunkerque. Conclusion ? Selon l'association, qui oeuvre pour la mixité sociale et culturelle dans les quartiers, « le patronyme joue clairement dans l'attribution des logements ».

 

Réalisée de novembre 2007 à mars 2008, l'enquête a été menée en partenariat avec la Plateforme de l'égalité (1) et a reçu l'agrément de la Commission nationale informatique et liberté (CNIL). « Elle a porté sur plus de 6 000 logements, répartis sur l'ensemble de la ville, explique Nordine Henni, président d'Égalité Républicaine et membre de la Plateforme de l'égalité. Notre étude a été menée sous la forme d'un recensement patronymique et visait à déterminer d'éventuelles pratiques discriminatoires dans la distribution du logement social à Dunkerque. Malgré nos sollicitations, les bailleurs sociaux n'ont, malheureusement, pas voulu y participer. » Quid de la méthode utilisée ? En fait, elle a consisté à relever à chaque entrée d'immeuble le nombre de logements habités par des familles présentant un « patronyme potentiellement discriminatoire » (expression imposée par la CNIL), c'est-à-dire à consonance arabe et/ou africaine. « L'enquête n'est pas exhaustive mais constitue une précieuse contribution au débat, poursuit Nordine Henni. Elle est une indication de la manière dont le peuplement est organisé à Dunkerque, notamment en ce qui concerne les familles que nous avons ciblées. »

Une fracture est-ouest

Au final, le travail réalisé aboutit à une photographie « fidèle et très précise de la réalité de l'occupation du logement social des personnes dont le nom constitue un frein à son accession », estime Nordine Henni.

Ainsi, si les ghettos à l'américaine n'existent pas à Dunkerque, l'enquête révèle que les logiques de peuplement des territoires restent très marquées. « La fracture spatiale qui sectionne la ville en deux selon un partage est-ouest est la résultante de pratiques anciennes, qui se poursuivent aujourd'hui et privilégient la concentration à la dispersion. Cela est vrai dans le domaine du logement ancien, mais aussi dans le neuf, où les taux d'occupation du parc social par les familles cibles sont maintenus à des niveaux extrêmement bas. » D'un point de vue géographique, l'enquête conclut que les familles ciblées sont maintenues dans des quartiers précis, situés à l'ouest et à la périphérie (Carré de la Vieille, Banc Vert), alors que les quartiers situés à l'est de la ville (Malo, Rosendaël) restent globalement hermétiques aux familles portant un « patronyme potentiellement discriminatoire ». Discrimation ethnique ou discrimination économique et sociale ? Se basant sur les informations recueillies lors de ses permanences, Égalité Républicaine, elle, souligne ce qui lui apparaît comme une évidence : « Il faut cesser de considérer les "familles cibles" comme irrémédiablement attachées à la précarité et reconnaître que la variable patronymique agit comme un critère dans l'attribution de logement. En clair, dire que le patronyme vous condamne à vivre dans un quartier plutôt qu'un autre est une réalité », assure Nordine Henni.

Face à ce constat, Égalité Républicaine émet une série de recommandations, qu'elle fera remonter aux élus locaux et aux bailleurs sociaux : « Il faut lever le verrou sur la partie est de la ville et augmenter le taux d'occupation de 2 %. Il faut encore desserrer l'étau dans le logement neuf et revoir à la hausse les plafonds qui semblent avoir été adoptés. » Et Nordine Henni de conclure : « Nous proposons aussi de mettre en oeuvre le principe d'anonymat des dossiers de demandes de logement et de rendre les procédures d'attribution transparentes, en clarifier par exemple les critères. » • OL. D.

jeudi 02.10.2008, 04:57 - La Voix du Nord

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