Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 19:56

Une plainte dénonçant des propos racistes déposée contre l'état civil de Petite-Synthe

vendredi 16.10.2009, 05:02 - La Voix du Nord

 Nouredine Si Abdallah a porté plainte pour discrimination raciale après un passage douloureux à l'état civil de Petite-Synthe.

Nouredine Si Abdallah a porté plainte pour discrimination raciale après un passage douloureux à l'état civil de Petite-Synthe.

|  DISCRIMINATION |

« On n'est pas en Algérie ici, ce n'est pas le père qui a le droit sur les enfants. Vous vous rendez compte, monsieur, si un papa enlève son enfant pour partir en Algérie ... ».

 

 

 Nouredine Si Abdallah dit avoir été reçu de cette manière lorsqu'il s'est rendu à l'état civil de Petite-Synthe, le 7 septembre.

Il était venu se renseigner sur une demande de délivrance de la carte d'identité de sa fille âgée de 16 mois, formulée par son ex-compagne, sans en avoir été informé. Le couple est séparé et le juge des affaires familiales a attribué une autorité parentale conjointe.

Pour prouver sa bonne foi, Nouredine Si Abdallah revient le lendemain avec le jugement du tribunal de grande instance. Il prétend qu'on lui a rétorqué : « Ce n'est pas une décision de justice, ça. Vous n'avez aucun droit sur votre fille », précisant que son dossier était marqué en rouge et qu'il ne fallait pas lui donner les papiers, même s'il le demandait.

Il a porté plainte auprès du procureur de Dunkerque le 2 octobre pour discrimination raciale. « Ce n'est pas acceptable d'entendre des propos pareils de la part d'un service public. Parce que je m'appelle Si Abdallah, je serais un kidnappeur d'enfant et je n'aurais pas le droit de m'informer sur les papiers d'identité de ma fille sur laquelle j'ai une autorité parentale partagée ? », s'énerve Nouredine qui précise : « Je suis Français, né à Denain, parfaitement inséré dans la société. Je travaille comme ingénieurà Dunkeque. Mais il faut croire que lorsqu'on s'appelle Si Abdallah, vous êtes coupable de délit de sale gueule », poursuit le Dunkerquois. Il a aussi envoyé une lettre à Michel Delebarre, le maire de Dunkerque.

« On m'a présentédes excuses »

Une enquête a été diligentée en interne sur les faits dénoncés. Danièle Beele, responsable du service de l'état civil de la mairie de Dunkerque, a reçu le plaignant mercredi soir, avec la chef du service à la mairie annexe de Petite-Synthe. « Cette entrevue s'est très bien déroulée. On m'a présenté des excuses à maintes reprises. Bien sûr, la mairie a cherché à dégonfler le conflit m'affirmant que des sanctions seraient prises. Mais le mal est fait et je ne retirerai pas ma plainte auprès du procureur », explique le père de famille.

Contactée, Danièle Beele dit avoir « explicitement » reconnu en face du plaignant qu'il y avait eu un dérapage. « Nous avons dit à M. Si Abdallah que nous déplorions cette attitude. Une procédure en interne est en cours et elle va suivre la voie hiérarchique normale à travers une enquête et un rapport », conclut Danièle Bele. •

ALEXIS CONSTANT

 

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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /Sep /2009 20:55



Le maire de Grande-Synthe interpelle Nicolas Sarkozy pour dénoncer le manque de policiers

jeudi 24.09.2009, 04:48 - La Voix du Nord

 Les effectifs de police baissent... quand la délinquance monte dans l'agglomération.

Les effectifs de police baissent... quand la délinquance monte dans l'agglomération.

|  SÉCURITÉ |

Le maire de Grande-Synthe a adressé un courrier au président de la République Nicolas Sarkozy dans lequel il stigmatise la baisse des effectifs du commissariat de Dunkerque. Une baisse que l'édile a compensée, bien malgré lui, par le recrutement de dix policiers municipaux.

 

Un maire de gauche qui s'adresse à un homme politique de droite pour réclamer plus de présence policière, cela peut laisser songeur. Mais Damien Carême, le maire de Grande-Synthe, assume pleinement. «  Voilà six ans, lorsque vous étiez ministre, vous avez supprimé la police de proximité. Cette décision se ressent cruellement à Grande-Synthe », écrit l'édile qui regrette aujourd'hui «  qu'il ne se trouve plus personne pour assumer la nécessaire mission de contact avec les habitants et notamment, la frange de population la plus jeune  ». Pour pallier cette lacune, le maire rappelle qu'il a recruté dix policiers municipaux fin 2008, soit le doublement des effectifs antérieurs. «  Ces recrutements coûtent cher à la ville et je compense en partie des manquements à vos obligations ». Et de rappeler que cette année, le commissariat de Dunkerque a perdu 21 policiers (notre édition du 3 juillet). «  En outre, ces trois dernières années, les effectifs du commissariat central, et par ricochet, ceux du commissariat de secteur de Grande-Synthe, se sont considérablement érodés : 40 policiers en moins ! L'insécurité est pourtant votre cheval de bataille. Il y a un fossé que je ne m'explique pas ».

Le maire râle contre la centralisation à Lille des appels concernant le 17, selon lui, source de lenteur des interventions et de perte d'efficacité. Enfin, il dénonce la présence de seulement «  deux patrouilles pour une agglomération de 200 000 habitants le soir et le week-end  ». Sur ce point, Damien Carême noircit le tableau. En réalité, cinq patrouilles comprenant la BAC et la canine sont sur le terrain la semaine et trois ou quatre patrouilles le week-end. Reste que cette lettre conforte les syndicats de police qui dénoncent depuis des années l'érosion des effectifs. Elle pourrait avoir une incidence sur les résultats. Bien qu'encore confidentiels, les chiffres de la délinquance ne seraient pas bons cette année, dans le Dunkerquois. À titre indicatif, on recense 408 cambriolages au 22 septembre, contre 352 pour toute l'année 2008. •

A. C.

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Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /Sep /2009 22:10

De la prison avec sursis pour les six CRS violents

vendredi 25.09.2009, 04:50 - La Voix du Nord

 Le meneur a écopé de la peine la plus sévère.PHOTO J.-C. BAYON Le meneur a écopé de la peine la plus sévère.PHOTO J.-C. BAYON

|  DÉLIBÉRÉ |

Huit et six mois de prison avec sursis ont été prononcés hier par le tribunal de Dunkerque, à l'encontre des six CRS condamnés pour des violences préméditées avec arme, en réunion, et destruction de biens. Une expédition punitive contre des jeunes à la sortie d'une discothèque, le 12 juillet à Wormhout, est à l'origine de l'affaire.

 

«  On regrette. On s'excuse. Ce soir-là, on n'était pas des policiers mais des voyous ». C'est en ces termes qu'un des CRS faisait son mea culpa à la barre du tribunal, le 4 septembre. Un autre : «  Maintenant, je conçois ma profession autrement. Je ne veux plus être CRS. Je veux intégrer la police secours pour être plus attentif aux victimes et plus proche des gens  ». À condition qu'il puisse encore exercer au sein de la police. Si le tribunal ne s'est pas prononcé sur la révocation des fonctionnaires, à titre de peine complémentaire, ce sera au conseil discipline de la police nationale de trancher sur l'éventualité d'une radiation.

Pas glorieux

Celui que la justice a considéré comme l'instigateur de la descente punitive, le 12 juillet, à la sortie d'une discothèque de Wormhout, a écopé de huit mois avec sursis. Ses cinq collègues ont été condamnés à six mois avec sursis. Ils sont tous les six dispensés d'inscription au casier judiciaire.

Les faits commis ce matin de juillet n'étaient pas à la gloire des six CRS basés à Dijon, décorés pour leur sang-froid lors des émeutes de Villiers-le-Bel.

Saouls et remplis d'acrimonie, en fin de soirée, ils étaient allés chercher des armes de service à leur casernement - tonfa et bombes lacrymogènes - pour retourner avec une voiture de service sur le parking de la discothèque. Là, sans aucune raison, ils avaient frappé quatre jeunes fêtards et détruit le véhicule de l'un d'eux.

Ils devront rembourser solidairement un total de 4 750 euros à leurs victimes.

t

ALEXIS CONSTANT

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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /Sep /2009 19:39

source : le phare dunkerquois

Six CRS devant la Justice le 4 septembre 2009

mercredi 02.09.2009, 14:00
La rixe s'est poursuivie sur le parking de la discothèque le Kreul Hoeck.


La rixe s'est poursuivie sur le parking de la discothèque le Kreul Hoeck.

 

Dans la nuit du 11 au 12 juillet, six CRS en civils armés de tonfas et de bombes lacrymogène menaient une expédition punitive à l'encontre de trois Saint-Polois sur le parking de la discothèque le Kreul Hoeck

C'est une audience attendue. Et pas forcément parce qu'elle coïncide avec la rentrée des magistrats.
Le 4 septembre, le tribunal correctionnel examinera le cas de six CRS dijonnais soupçonnés d'avoir mené une expédition punitive à l'encontre de trois jeunes Saint-Polois avec lesquels ils avaient eu altercation à l'intérieur de la discothèque le Kreul Hoeck, à Esquelbecq.


C'était dans la nuit du 11 au 12 juillet. Survenu pour une raison obscure et très vraisemblablement sur fond d'alcool, le différend oppose 8 policiers en civils, âgés de 25 à 35 ans, membres d'une compagnie républicaine de sécurité envoyée en renfort estival sur la côte, et 3 jeunes Saint-Polois de 18 à 20 ans.

Préméditation
Tout aurait pu s'en tenir là. Mais certains policiers ont visiblement la rancune tenace et six d'entre eux, après avoir regagné leur hôtel, le Motel 25 situé à Socx, s'emparent de leurs tonfas (ou bâton de défense, figurant parmi l'arsenal des armes de service) et de bombes lacrymogène pour revenir sur le lieu de la dispute. C'est sur le parking que tout dérape. Les CRS furibards cabossent sérieusement le véhicule de leurs trois adversaires tout en les aspergeant de gaz lacrymogène. Les victimes ressortent légèrement blessées et déposeront plainte le lendemain de l'agression. Ce sont les gendarmes de la compagnie de Dunkerque qui se chargeront d'interpeller les policiers. Suspendus de leurs fonctions en attente du jugement, les mis en cause devront opposer une défense sérieuse devant les juges, en droit d'attendre des fonctionnaires une attitude exemplaire, même en civil... Poursuivis pour violence en réunion avec arme et préméditation, deux facteurs aggravants, ainsi que pour dégradation en réunion, ces derniers encourent 7 ans de prison.

D.E.
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Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /Déc /2008 21:10


Le commissaire Estier en disponibilité de la police

lsource : la voix du nord


 Le commissaire Estier va rejoindre la ville de Grande-Synthe pour des raisons familiales et professionnelles. L
Le commissaire Estier va rejoindre la ville de Grande-Synthe pour des raisons familiales et professionnelles.

|  DÉPART |

Le commissaire Serge Estier, patron de la police boulonnaise, quittera prochainement Boulogne mais aussi la police. En disponibilité de l'administration, le fonctionnaire de 54 ans part prendre des responsabilités à la Ville de Grande-Synthe.

 

PROPOS RECUEILLISPAR OLIVIER MERLIN

boulogne@lavoixdunord.fr ARCHIVES GUY DROLLET

> Vous vous mettez en disponibilité de la police nationale. Qu'est-ce que cela signifie ?

J'ai opté pour cette formule à la fois pour des raisons familiales et professionnelles. Le commissaire de police est de plus en plus impliqué dans la réflexion des communes, des agglomérations et même de l'Éducation nationale sur la politique de la Ville, le conseil local de prévention de la délinquance, la sécurité en général. J'ai choisi de rejoindre la Ville de Grande-Synthe où un poste similaire m'était proposé.

> Quelle sera votre nouvelle fonction ?

Je pars prendre un poste de directeur administratif. J'ai gardé des attaches dans le Dunkerquois suite à ma précédente affectation à Dunkerque. Le hasard a voulu que le maire de Grande-Synthe crée un poste de cadre territorial auquel il voulait confier les thématiques de la politique de la ville, la prévention de la délinquance, l'insertion professionnelle et le dispositif de rénovation urbaine. J'ai répondu à l'offre. Mon travail sera de développer des actions de partenariat avec la police. Je vais aussi essayer de mettre à profit mes connaissances techniques. J'aurais aussi un regard sur la police municipale.

> Vous quittez la police sans regret ?

Sans regret oui, mais ça va me faire quelque chose. Je suis un pur produit de la sécurité publique. Les contacts avec les délinquants, les victimes, monsieur-tout-le-monde : je vis cela depuis 30 ans. Donc, naturellement, je risque de souffrir d'un manque pendant quelque temps.

> Réintégrerez-vous un jour la police ?

Je suis en disponibilité pour trois ans, cela signifie que je peux revenir y compris au cours des trois prochaines années. • w

Le commissaire devrait prendre son poste à Grande-Synthe au début du mois de janvier et quitter Boulogne à la mi-décembre.

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